Prendre de Soi

*MISSION D'ANGE*


Pont Toutes mes rencontres ont été l'occasion de recevoir plus que je ne donnais. Aujourd'hui, je vous partage quelques-unes des innombrables perles que j'ai vécues dans ma vie.

Cornélia, en 2004

Lors d'une rencontre avec des jeunes d'obédience chrétienne, je proposais que chacun se présente et me dise un mot de son parcours spirituel. L'un après l'autre, mes nouveaux amis me firent la gentillesse de me raconter un peu de leur monde.

Enfin, est venu le tour de Cornélia de témoigner. Elle commença par présenter un peu son cheminement, le fait qu'elle était marié et heureuse de l'être, qu'elle était sincèrement engagée dans sa recherche de Dieu. Puis, dans un élan d'authenticité, elle avoua cependant qu'elle rencontrait beaucoup de difficultés de ne pouvoir savoir si elle faisait ce qui était juste. En effet, elle affirmait essayer année après année de faire de son mieux, mais toujours elle ne parvenait pas à être tranquillisée. Qu'attendait Dieu de sa part ? Que pensait-il de ses choix ? Etait-il content de son comportement ? Elle s'arrêta dans son explication et me regarda en ne sachant pas si je l’avais comprise.

Je commençais par me présenter brièvement, mais rapidement je lui répondis que je n’avais jamais rencontré tant d’authenticité de la part d'un chrétien et que j'en étais très réjoui. Je continuais en déclarant que je n'avais moi-même jamais trouvé les réponses aux questions qu'elle se posait à partir de l'idée que Dieu serait un personnage extérieur à moi-même, assis sur son trône et qui attendrait quelque chose de bon de sa créature.

En effet, je ne voyais qu'un seul chemin possible pour savoir si nous faisions bien le Plan Divin : à partir du coeur. Comment imaginer que Dieu communiquerait sa volonté si ce n'est au travers de nous-mêmes. Je n’envisage pas d'autres moyens que de vivre cette vie en y participant pleinement à partir de d'une perception personnelle et d'une expérience intime. Il faut bien souvent tenter d'ouvrir une porte plutôt qu'une autre afin de savoir qu'elle était la bonne, et il est bien difficile d'en apprendre sur soi, sur la vie et sur les autres sans faire d’erreur. Mais c'est par ce moyen là que nous apprenons le discernement, qui nous sommes et comment servir la planète et ses habitants. Il y a un temps où nous apparaissons à la vie comme un enfant, et ensuite vient le temps de se tenir debout comme un être de sagesse. Pour y parvenir, il est nécessaire d'avoir confiance en soi.

Quand j'eus terminé, un silence s'installa. J'avais vraiment le sentiment d'avoir posé une bombe et je me demandais comment celle-ci allait exploser. Mais on en est resté là.

C'est dans la semaine qui suivi que je reçu la plus belle lettre de reconnaissance et de gratitude de toute ma vie. Une longue lettre pour me dire toute l'importance libératrice que mes paroles avaient eue dans sa vie. Enfin elle se sentait libre d'être elle-même et elle envisagerait désormais d'assumer sa foi personnelle en cessant de se demander ce que pensent les autres, en faisant désormais confiance à ce qu’elle sent dans son coeur. Elle me souhaita d'avoir moi aussi une grande famille spirituelle qui saurait apprécier ma présence et m’aimer pour ce que je suis.

Claude, en 2003

Après un bon repas au restaurant, je descendis la rue de Bourg à Lausanne afin de m'y promener avant de rentrer chez moi.

Un jeune homme se planta devant moi pour me demander de l’argent. Je lui répondis : "Tu comptes faire quoi avec ?" Il me raconta qu’il en avait besoin pour survivre au quotidien, car il était sans travail et sans logement.

Tout en sortant un billet de ma poche afin de répondre à sa demande, je lui communiquais mon plaisir de le voir dans une tenue réjouissante malgré sa situation de dénuement, en plus de manifester un certain bien-être. Heureux d’entendre cela, il m’assura être très encouragé par mes propos et se proposait de rester optimiste concernant l’être humain suite à une telle rencontre.

Joanne, en 2001

Avec mes enfants, nous avions choisi de prendre notre repas dans un restaurant libre-service de Lausanne. Devant l'entrée, une jeune femme m'aborda et me demanda de l'argent.

Je lui demandais : "C'est pour fumer de l'herbe ?"
Elle me répondit : "Honnêtement, cela aurait pu être le cas, mais aujourd'hui c'est pour manger." Je l'invitais à nous accompagner au self-service, ce qu'elle accepta timidement.

Enfin installés pour manger, après avoir chacun choisi notre plat, je partageais à mes enfants la joie de pouvoir ainsi accueillir à notre table une nouvelle personne. Ce qu'ils concédèrent sans peine.

Miguel et Juan, en 2000

Dans un village d'indiens d'origine Maya, situé à Selva Lancandona, une ultime forêt tropical humide perchée à 2113 mètre, sur un plateau voisin de San Cristobal de las Casas, dans les Altos du Chiapas mexicain, je sortis de ma voiture de location qui fut très vite entourée par un groupe d'enfants qui me lançaient des "Buenos dias!" Tous tentèrent d'obtenir mon attention. Peu habitué à ce genre d'enthousiasme, je repérais toutefois deux d'entre eux qui, je pus le découvrir plus tard, étaient en fait deux frères de huit et six ans.

Un cadre d'une étrange beauté, même apaisant, avec ces enfants qui galopent derrière les poules en liberté. Pourtant la vie est rude ici, on vit ou survit grâce au maïs et aux frijoles (haricots) que l’on cultive sur des terres bien ingrates, aux pentes qui n’acceptent que des outils manuels et une sacrée dose d’équilibre de la part des paysans.

Je pris donc par la main ces deux enfants et leur demandai de me conduire auprès de leur mère, suivit bien sûr par tous les autres enfants, dans une liesse générale. Arrivé devant une maison typique, je vis une jeune femme qui se tenait debout avec un bébé dans les bras. Je m'adressai à elle afin de recevoir son approbation pour offrir à ses enfants de quoi les habiller. Avec beaucoup de pudeur et de discrétion, elle me fit un signe d'assentiment.

Je fus donc conduit par les deux enfants jusqu'à un endroit du village où se tenaient plusieurs artisans qui confectionnaient différents habits. Je choisis d'acheter deux panchos, ce qui réjouis beaucoup les deux garçons, mais aussi tous les autres enfants qui nous avaient suivis. En essayant ces habits traditionnels, je fus surpris de découvrir avec quelle fierté ces deux enfants s'habillèrent du plus long pancho qu'ils trouvèrent. Je tentais de leur faire comprendre qu'ils choisissaient des tailles beaucoup trop grandes pour leur âge, rien n'y fit.

Après que leur préférence fut résolue, je donnais de l'argent aux femmes qui nous avaient vendu ces panchos avec beaucoup d'amusements. Nous retournâmes ensuite auprès de leur mère, toujours entourés de plusieurs dizaines d'enfants joyeux. Je lui demandais si elle était satisfaite de notre choix, et elle me communiqua sa satisfaction dans sa langue indienne, le Tzeltal, en plus de m'offrir un bracelet qu'elle venait de tisser (je le porte toujours à mon poignet), ajoutant un sourire qui me combla de gratitude et d'encouragement d'avoir pu faire plaisir avec autant de succès.

Maurice, en 1999

Je remontais une ruelle marchande à Lausanne, lorsque j'aperçus non loin une personne assise par terre contre le mur, avec son chapeau devant lui. J'observais que la foule paraissait l'ignorer. Toutefois l'amie qui m'accompagnait lui jeta une pièce de monnaie tout en continuant de marcher. Je sentis combien son geste était emprunté et je lui dis : "Tu peux faire beaucoup mieux que cela !"

Je fis demi-tour et me dirigeai vers cet homme. En m'approchant de lui, je devinais combien sa tristesse était profonde. Je m'agenouillai en face de lui et je lui dis bonjour. En me regardant, cet homme d'une cinquantaine d'année se mit soudainement à pleurer abondamment, me remerciant de m'être adressé à lui. Alors que les passants, indifférents, continuaient à passer auprès de nous, il réussit tant bien que mal à me dire qu'il n'en pouvait plus, qu'il était au chômage, en train de divorcer et qu'il ne voyait plus ses enfants, en plus d'avoir beaucoup de dettes.

Je lui offris de nous accompagner à un restaurant afin de lui offrir une boisson, ce qu'il accepta en tentant de se calmer mais sans succès. Avant même d'être assis, sa consommation commandée au serveur, il se confia un peu plus et me dit toute sa reconnaissance de l'avoir ainsi rencontré. "Dieu existe !" me disait-il sans arrêt, entre-coupé de sanglots. Je lui demandais s'il avait de quoi manger aujourd'hui et lui proposais de m'accompagner à une surface commerciale voisine. Ravi de ma proposition, il me suivit et nous entrâmes dans le magasin d'alimentation.

Comme un enfant qui n'en revient pas de son cadeau, il regardait les fromages, les fruits et tous les étalages avec une grande envie de pouvoir en manger. Je dus lui demander de se contenter de faire des commissions pour une durée limitée à quelques jours... A nouveau, il ne cessait de me répéter que j'étais Dieu descendu sur terre pour le réconforter. Je lui répondis que je n'étais qu'un être humain tout comme lui, ce qu'il contestait.

Alors que je payais ses achats à la caisse, il demanda de pouvoir me revoir. Je pensais toutefois que mon rôle dans sa vie s'arrêtait là et que je ne devais pas répondre à son souhait. Mais je lui dis en guise d'adieu : "Si Dieu t'a aidé aujourd'hui, demain tu peux à nouveau le rencontrer. Fais-en simplement la demande."

Vjollca, en 1995

Depuis plus de deux semaines, je sillonnai le bassin du lac Léman afin de vendre des livres aux commerçants. Ce travail ne me rapportait pas grand chose et de plus les frais de locomotion étaient à ma charge. Enfin, à Fribourg, je pus vendre à un épicier plusieurs livres qui me rapportèrent plusieurs dizaines de Francs. Je sortis du magasin avec une grande satisfaction.

Dehors, je me trouvais face à une toute petite femme, qui devait probablement venir de l’ex-Yougoslavie. Cette femme semblait très triste et tenait sur sa poitrine un bébé emmitouflé. Elle me tendait la main en m’implorant du regard.

Spontanément, je ne pus que me résoudre à ressortir les billets de banque que je venais d'enfouir dans ma poche de Jean’s. C’est alors que ses yeux s’illuminèrent et me sourirent généreusement.

Bernard et Viviane, en 1994

Après trois heures de route, nous étions descendus du bus, ma fille aînée et moi, et en regardant autour de nous découvrions le désert du Néguev en Israël, non loin de la ville d'Arad près de la Mer Morte.

J'avais choisi de me rendre chez un couple juif francophone, dont on m'avait dit à Jérusalem qu'ils étaient assoiffés de lecture spirituelle. Et justement, j'avais pris depuis la Suisse plusieurs livres que je comptais offrir.

Après une heure de marche, portant nos sacs à dos, ma fille et moi arrivions en ville puis finalement devant le portail de nos futurs amis. C'est à bras ouverts qu'ils nous accueillirent, très réjouis de pouvoir nous inviter à dormir chez eux.

C'est alors que ma fille, un enfant allant sur ces 6 ans, sortit de son sac les livres si précieux pour nos hôtes. La joie de ceux-ci nous fit passer une magnifique soirée et nous dormirent l'âme en paix d'avoir pu jouer les gentils messagers.

Nous pûmes répéter la même scène chez Jacques et son fils à Arad, les deux soeurs Lydia et Colette à Tel Aviv, le jeune couple Michal et Iaich à Tiberiade, une responable d'ONG Rebecca à Jaffa, une dame âgée Yoline à Haïfa, et enfin Yaël, Esther, Rachel, Sofi, Lucien, Baruch, la famille de Henri et Maya, et celle de Jean-Daniel et Cornelia à Jérusalem.

Francine, en 1990

Alors que je travaillais dans une entreprise américaine, j'entretenais fréquemment de longues discussions avec une collègue, sur Dieu et sa révélation en tant que Père au travers de son Fils.

Elle fut alors atteinte par un cancer du sang et elle suivit les conseils de son médecin d'appliquer une chimiothérapie afin de vaincre cette maladie qui la rongeait gravement. Après un mois de traitement intensif, elle vint m'annoncer qu'elle était atteinte d'une maladie grave et qu'elle souffrait beaucoup. Effondrée, elle n'envisageait plus sa vie que dans de grandes douleurs.

Troublé par son annonce et son angoisse, je fus saisi de compassion et lui dit : " Francine, je t'ai déjà longuement expliqué l'amour que notre Père céleste a pour nous et le royaume dans lequel il désire que tu entres. Je n'ai pas eu d'autres desseins que de te révéler son amour pour toi. A présent, si donc c'était la volonté de Celui qui m'a envoyé à toi, et si ce n'était pas incompatible avec ma proclamation de cette bonne nouvelle de la vie éternelle, je désirerais te voir guérie. "

Dans la semaine qui a suivi, son médecin lui annonça que la maladie avait subitement disparue, comme si elle n'avait jamais eu de cancer. Toutefois, les suites de la chimiothérapie l'ayant très épuisée, elle mit plusieurs mois à retrouver ses forces. C'est durant ce temps de repos forcé qu'elle réalisa combien elle était nourrie jusqu'alors de nombreux conflits intérieurs et qu'elle décida de s'en débarrasser définitivement, en priant Dieu de se révéler à elle.

John, en 1986

En sortant du Métro, à la hauteur du Grand-Pont à Lausanne, je vis un jeune homme assis par terre avec sa main tendue et de l'autre tenant son front.

Je m'approchai et lui fit face en lui prenant la main pour la serrer. Dans mon geste, je l'enjoignais fermement de se lever afin de le mettre à ma hauteur et je m'adressai à lui en ces mots : "De quoi as-tu besoin aujourd'hui ?"
Il me répondit en anglais qu'il ne savait où dormir ni quoi manger.

Je lui proposai de le conduire à un restaurant non loin de là où je savais que l'on pouvait payer librement selon ses moyens.

En parlant avec son gérant, il m'assura que l'on trouverait pour ce jeune homme un endroit où il pourrait dormir à son aise.

David, en 1983

Alors que je m'étais arrêté à une terrasse de restaurant pour prendre mon déjeuner, près du Pont-Neuf, non loin de l'Ile Notre-Dame à Paris, j'observais le long d'un mur, à une centaine de mètre, plusieurs personnes en train de mendier.

Parmi eux, il y avait un jeune homme, apparemment guère plus âgé que moi, qui était assis la tête baissée et la main tendue posée sur son genou.

Dans mon for intérieur, je sentais devoir faire quelque chose et je me mis à griffonner sur un bout de papier : "Je suis aussi passé par là. Tu n'es pas obligé de rester dans cette situation. Aujourd'hui, tu peux décider de te lever pour faire différemment. A présent, transforme ta vie à cause de Jésus-Christ !"

Je m'empressais de finir mon café et de le payer pour ensuite me diriger vers ce jeune homme que je n'arrêtais pas de fixer. Arrivé à sa hauteur, je m'accroupis afin de m'adresser à lui : "Tiens cet argent. Il y en a assez pour que tu puisses manger aujourd'hui et demain." Et je lui tendis le bout papier que j'avais préparé à son intention.

Lorsqu'il me regarda, je fus très étonné par son regard d'un bleu profond. C'est comme s'il me disait toute sa gratitude que je m'adresse ainsi à lui. Désormais, je ne pourrais oublier cette unique rencontre.

Je me levai et m'éloignai d'une vingtaine de mètre avant de me retourner. Quelle ne fut pas ma surprise de voir ce jeune homme en train de lire attentivement mes quelques mots pour ensuite se lever soudainement et s'en aller d'un pas décidé.

Marianne, en 1982

C'est dans une église d'une ville voisine que cette jeune femme divorcée me confia le grand poids qui pesait sur son coeur. En effet, dans son désarroi affectif, elle avait eu plusieurs relations amoureuses successives et sans succès. Certaines avaient eu pour conséquence de la mettre enceinte, ce à quoi elle s'empressait chaque fois de remédier en avortant.

Pour terminer sa triste histoire, elle ajouta qu'elle était à nouveau enceinte et qu'elle comptait encore une fois avorter. Je lui posais une question : "Et tu souhaites agir de la sorte encore combien de temps ?" Elle me répondit que cela l'angoissait beaucoup, mais que dans son désespoir elle ne savait comment sortir de son malheur.

Je la conduisis à s'imaginer de faire cette fois différemment et lui suggérai de garder l'enfant qu'elle portait, comme geste de pardon envers elle-même. Cette idée l'inquiéta, car elle avait déjà deux filles à sa charge et ne voyait pas comment subvenir aux besoins d'un autre enfant.

Je lui promis que si elle choisissait librement de garder son enfant, de mon côté je lui verserai le dix pour cent de mes revenus afin de l'aider, tant qu'elle m'en ferait la demande. Finalement, cette idée l'enchanta et quelques mois plus tard j'appris l'heureuse nouvelle de la naissance. Le prénom que sa Maman choisit pour son bébé est Emmanuel, ce qui veut dire Dieu est avec nous".

Sylvain, en 1981

Un samedi soir, dans une ville proche de Lausanne, avant de rentrer chez moi, j'eus une conversation avec un adolescent au sujet de notre vie après la mort. Assis sur son vélomoteur, il se montrait persuadé qu'il n'avait pas besoin de s'inquiéter de l'éventualité de sa mort, puisque de toute façon il ne croyait pas que la vie se poursuivait après notre décès.

Au bout d'une heure d'échange, nous étions parvenu à nous entendre que le plus important devait être l'amour, la joie et la paix que nous choisissions, librement et sans jugement, de manifester chaque jour. J'ajoutais que pour ma part c'était le message de Jésus le Nazaréen, reçu six mois auparavant, le 15 mai 1981, qui m'avait beaucoup aidé à prendre conscience de ce que je suis.

Il me quitta ce soir, convaincu d'avoir vécu un merveilleux partage, et en m'affirmant qu'il se réjouissait de pouvoir prier le Créateur avant de s'endormir.

Le lendemain, des amis communs m'apprirent que le jeune garçon, du même âge que moi, venait de mourir à l'âge de 18 ans dans un accident de la circulation. Je fondis en larme en apprenant cette nouvelle, priant ma reconnaissance d'avoir reçu sa joie de vivre avant de partir.

N'imaginez surtout pas que je n'aurais eu le bonheur de rencontrer des anges qu'une fois tous les deux ans. Oh non, je vous ai présenté ici quelques exemples sympathiques, mais c'est en réalité toutes les semaines que j'ai l'occasion de tendre les mains, soit pour offrir, soit pour recevoir, en fait le plus souvent pour remercier.

Chapitre suivant

T'est-il déjà arrivé de te demander pourquoi telle personne croise ton chemin ? Pourquoi est-ce si facile d'en côtoyer certaines et parfois sans issue avec d'autres ?

Et si tu étais venu sur Terre non seulement pour ta propre évolution mais aussi pour celle des autres...

Nous avons tous une mission d'Ange à accomplir, elle peut te paraître limpide ou embrouillée. Ce qui est certain, c'est que tout s'éclaircit au moment opportun.

Si une situation t'exaspère, c'est peut-être qu'elle renferme une opportunité de grandir. Il ne faut pas avoir peur d'aller au bout des choses, de faire face à ce qui nous dérange intérieurement. Parfois les défauts des autres qui nous irritent sont tout simplement l'effet miroir de ceux qui nous habitent et que nous ne voulons pas accepter...

Lorsque tu ressens la pulsion d'aider quelqu'un, fais-le sans t'imposer. Souvent, une simple oreille attentive a beaucoup plus de chance de soulager que l'étalage de nos suggestions qui ne rejoindra probablement que notre propre perception de la situation.

Si tu es une personne qui attire les confidences spontanées, fais attention qu'elles n'envahissent pas ton monde intérieur, ton jardin secret. Tu n'as pas à vivre les épreuves des autres, tu ne fais que les accompagner dans LEUR cheminement. Ne t'approprie pas le flot d'émotions qu'elles peuvent déverser sur toi. N'oublie jamais de te protéger. Enveloppe-toi dans tes ailes d'Ange et utilise la lumière de ton auréole. N'hésite pas à te retirer si tu sens que tes énergies diminuent. Certaines personnes se gavent littéralement de la lumière des autres.

Exerce-toi à vivre au moment PRÉSENT, c'est le temps de l'Âme. Si un enfant te parle, ne songe pas au souper que tu dois préparer. Fixe-le dans les yeux et mets ton attention sur le message qu'il veut te livrer. Savoure l'instant, la complicité du moment. Il y a un don rare que tu peux développer, c'est de faire se sentir importants tous ceux que tu côtoies, grands et petits.

Toutes nos actions doivent tendre vers un seul but, apprendre à vivre sur Terre comme si nous étions au Paradis...

Ta mission d'Ange n'est pas seulement de donner, te gratifiant ainsi spirituellement. Elle consiste aussi à apprendre à recevoir.

RECEVOIR c'est DONNER la chance aux autres d'offrir une partie d'eux, avec tout le plaisir qu'engendre ce geste. Recevoir c'est un don de soi, c'est un geste généreux, CE N'EST PAS UNE DETTE !

Nous sommes tous des Anges, nous avons tous une grande mission. Quelle est la tienne ?